Thu, 8 May 2008 Cela fait plusieurs jours qu’il fait beau et chaud sur Paris. Les hirondelles sont là et les martinets aussi. Je les entends crier criiiiii criiiiiii le matin lorsque j’ouvre les yeux. J’aime bien ce changement de saison lorsque tout à coup il fait chaud et qu’on est presque en été, mais que les vacances ne sont pas encore là. C’est comme si le temps était plus long, comme les jours. Nous avons eu un printemps très pluvieux et tout le monde se plaignait du temps, avec un peu d’exagération bien sûr.Bon, aujourd’hui, tout le monde s’est habillé en été : j’ai mis une jupe, j’ai sorti mes nu-pieds et j’ai fait de même pour ma grande fille. Elle a regardé toute étonnée ses nouvelles chaussures (nous les avons acheté il y a trois semaines). - C’est à qui? - A Micaela. - Ah. Et c’est qui qui les a achetées? - C’est Maman. - Et avec qui encore? - Papa. - Et qui d’autre? - Felicia. - Et encore? - C’est tout. - Ah. Parfois je me demande si ma fille ne sera pas inspecteur de Police! Si vous souhaitez participer au pique-nique du 8 juin, n’oubliez pas de m’envoyer un e-mail. Comments[0] |
Wed, 7 May 2008 Grâce à Eric, le mari de la cousine de mon mari, je vais faire des économies! Voilà, aujourd’hui, j’ai changé d’offre Internet. C’est lui qui m’a parlé d’une nouvelle offre de notre fournisseur Internet (nous avons le même). Pour dix euros de plus par mois, je peux avoir le Internet, le téléphone et la télé. C’est déjà ce que j’ai pour 29,90 euros par mois, mais l’intérêt de cette offre c’est que je peux attribuer à ma ligne de téléphone mon numéro de téléphone fixe et me débarrasser de mon abonnement France Télécom qui me coûte, lui, seize euros par mois. L’intérêt est que je garde mon numéro de téléphone fixe sur lequel je reçois tous mes appels professionnels. Donc, une fois mes deux filles couchées pour la sieste, j’ai appelé le service clients de mon FAI (fournisseur d’accès Internet). Après dix minutes d’attente, j’ai enfin un “conseiller clientèle” au bout du fil. - Madame, vous avez déjà changé d’offre le 1er mai. - Non. - Si, c’est ce qui est noté dans votre dossier. Vous avez pris un abonnement à Canal+. - Non, pas du tout. C’est une erreur. - Vous n’avez pas changé d’offre? - Mais, pas du tout. - Ah. Bon. Je vais vous passez un autre service. Je vous passe les détails. Je suis restée un certain temps au téléphone. Mais heureusement, tout s’est bien terminé. Le seul ennui est que ce service nécessite l’interruption pendant huit jours de mon accès Internet... Je demanderai à mon voisin Jacques si je pourrai poster mes podcasts de chez lui. Comments[0] |
Tue, 6 May 2008 Ce week-end, nous avons profité du pont du 1er mai pour rendre visite à la cousine de mon mari. La cousine, son mari et leur petite fille habitent près de Reims. Nous leur avions déjà rendu visite au mois d’octobre l’année dernière. La dernière fois, nous y étions allés en train. Maintenant que nous sommes quatre, nous avons préféré prendre la voiture. Nous sommes partis vendredi matin. La veille au soir mon mari a réalisé que nos cartes routières avaient disparu de la voiture. Nous nous sommes donc basés sur les indications d’un site Internet. Vous savez, prenez telle route, tournez à gauche, suivez telle direction, etc. Un peu comme un GPS. Bref, en suivant ces indications nous nous sommes perdus. J’étais super en colère. Je répétais hors de moi “ Ah, c’est la dernière fois qu’on utilise ce site! C’est nul ce truc!”. Nous sommes quand même arrivés à peu près à l’heure prévue. Avec le beau temps nous avons passé un super week-end : les maris ont joué à la pétanque, nos filles ont fait de la balançoire, nous avons déjeuné dehors, lu des histoires dans l’herbe, fait de belles siestes et de jolies promenades. Et nous avons eu un cadeau supplémentaire. Dimanche matin, alors que nous nous préparions à partir, Eric, le mari de la cousine, nous appelle. “Venez voir!”. Il y avait dans le ciel à quelques mètres seulement au dessus de nos têtes une magnifique montgolfière! Je ne sais pas vous, mais moi je rêve de faire un petit vol en ballon. Comments[0] |
Thu, 1 May 2008 Bonne fête du travail à tous! Tout à l’heure, j’ai fait une petite surprise à ma fille. En ce moment, elle adore danser la capucine. Toutes les occasions sont bonnes, surtout le soir avant d’aller au lit. “Encore une fois!”. J’ai fait une recherche sur Internet parce que je ne rappelais plus du dernier couplet de la chanson. Et c’est ainsi que j’ai trouvé un site qui diffusait un petit extrait de la chanson chantée par des enfants. J’ai demandé à ma fille de s’approcher de l’ordinateur et j’ai mis en route la musique. Elle m’a regardé toute surprise, puis m’a demandé : “c’est qui? - Des enfants qui chantent. - Ils sont où? - Ils sont cachés dans l’ordinateur. - Oh. Encore!” Dansons la Capucine Y’a pas de pain chez nous, Y’en a chez la voisine, Mais ce n’est pas pour nous, You! J’ai par la même occasion découvert l’origine de cette chanson qui était chantée au Moyen-Âge, à l’époque de la grande peste, pour conjurer le sort. La ronde que nous faisons lorsque nous la chantons aurait pour origine les rondes que faisaient les moines capucins pour ramasser les corps des morts. Brrr. Et la pauvre voisine de la chanson, elle a du pain, mais aussi la peste. Si ma petite fille savait, je crois qu’elle en ferait des cauchemars. Je termine par une annonce spéciale. Cela me ferait plaisir de vous rencontrer, vous qui m’écoutez et qui êtes sur la région parisienne, à l’occasion d’un pique-nique. Il faut trouver une date. Je vous propose le dimanche 8 juin. Vous pouvez me confirmer votre présence par e-mail à frenchday@gmail.com Comments[3] |
Wed, 30 April 2008 Aujourd’hui, j’avais rendez-vous au centre de radiologie pour faire faire à mon bébé la radio du bassin des quatre mois. Elle a déjà quatre mois! Que le temps passe vite! J’étais déjà allée dans ce centre deux ans plus tôt pour ma première fille et je n’en avais pas un très bon souvenir. Premier cap à passer, les secrétaires de l’accueil qui parlent comme des automates à force de répéter la même chose toute la journée, tous les jours. - Bonjour Madame, vous avez rendez-vous? - Votre carte vitale, s’il vous plaît. - Asseyez-vous, on va vous appeler. Plusieurs dames d’un certain âge sont là pour des mammographies. La secrétaire automate leur demande à chaque fois bien fort : - Vous avez emmené votre dernière mammographie? Je trouve que c’est une façon peu discrète de parler d’un examen qui traite d’une partie intime de la femme devant des inconnus. Je me dis que la secrétaire pourrait dire vos “derniers clichés”. Une jeune femme vient nous chercher. L’examen se passe bien. Mon bébé est tout sourire. Je dois ensuite attendre au bout du couloir pour voir le docteur. Il y a des posters encadrés au mur, tous du même artiste : Thomas McKnight. Un des tableaux représente un golf au bord de la mer. Je me demande qui cela peut faire rêver à part un golfeur. Justement, je crois que j’ai trouvé le golfeur en question. C’est le docteur , en gilet Lacoste. - La radio du bassin, c’est bon, me dit-il. On va vous apporter ça. Pour la radio du doigt vous venez avec moi. Très golfeur, très français, pas très sympa. J’attends donc devant le tableau. Puis, au bout d’un moment, je me lève pour bercer mon bébé. A ce moment-là passe la dame en blouse blanche qui a pratiqué la radio de mon bébé. - Madame, ce n’est pas ici qu’il faut attendre, mais à l’accueil. Merci le golfeur de m’avoir fait perdre du temps!. Comments[0] |
Tue, 29 April 2008 Avez-vous lu cette nouvelle d’Italo Calvino intitulée “La fourmi argentine”? Un couple plonge dans l’enfer en emménageant dans sa nouvelle maison qui est envahie par les fourmis... puis, à la fin du texte, tout est oublié grâce à une excursion au bord de la mer. Dimanche soir, ma fourmi argentine s’appelait TGV. Nous étions à Lyon ce week-end pour rendre visite à la famille de mon mari. Le voyage à l’aller s’est très bien passé. Ma petite fille de deux ans a été sage comme une image et la plus petite a dormi, souri, un peu pleuré et à nouveau dormi. Le retour fut une autre histoire. Nous nous installons dans le TGV à Lyon Perrache, mon bébé se met à pleurer. Ma petite fille veut courir partout. Les lumières s’éteignent puis s’allument, puis s’éteignent, puis s’allument. Le temps d’attente me semble long. Enfin, le contrôleur annonce qu’il ne faut ni entrer ni sortir car les deux rames TGV vont être décrochées puis raccrochées. On voit passer des agents de la SNCF avec des talkie-walkies. Il s’entretiennent avec les contrôleurs. Puis nouvelle annonce. A cause d’une “panne technique” le train est retardé. Le retard est indéterminé. L’annonce a un effet catastrophique sur mon bébé qui se met littéralement à hurler. Mon mari descend sur le quai pour aller aux nouvelles. Il rentre et nous dit : on doit descendre et monter dans l’autre rame. Ils vont mettre une nouvelle rame à la Pardieu (il y a deux gares TVG à Lyon). On se dépêche de prendre nos filles et nos bagages. J’ai peur d’oublier quelque chose. Ma petite fille de deux ans décrète qu’elle ne veut pas marcher! On la tire un peu. On s’installe dans l’autre rame. Le train part. Dix minutes plus tard, rebelotte. On quitte la rame pour s’installer dans l’autre rame. Mon bébé n’en peut plus. Le train part et je quitte le wagon pour marcher dans le couloir. Mon bébé s’endort... une petite demi-heure. Pour pleurer de plus belle ensuite. J’ai cru que je n’allais jamais voir la fin de ce voyage! Quand après le métro et le train de banlieue nous arrivons enfin chez nous, je lève les yeux au ciel et remarque des oiseaux qui dansent dans le ciel bleu. - Regarde! Les hirondelles sont arrivées!. Comments[0] |
Thu, 24 April 2008 C’est ma période madeleine de Proust! Cette fois, c’est à cause d’une tranche de pain Poilâne. Vous connaissez le pain de ce fameux boulanger parisien qui est distribué aussi au Monoprix à côté de chez moi. Je n’avais pas envie d’une baguette hier alors j’ai acheté un quart Poilâne tranché (ce pain est confectionné sous forme de miche). Je me suis servie dans le rayon, mais il y a quelques années je me rendais directement à la boulangerie Poilâne. Elle était sur le chemin que j’empruntais pour rentrer du bureau. Ce n’était pas le chemin le plus court, mais je l’aimais bien car j’empruntais la ligne 6 du métro qui est aérienne. Quand je voulais acheter du Poilâne, je marchais jusqu’à la boulangerie. J’achetais du pain et des petites tartes aux pommes délicieusement bonnes... Puis je prenais le métro. J’aimais bien lorsque le métro passait au dessus de la Seine, je regardais la tour Eiffel, le dôme des Invalides, en grignotant une tranche de pain et en m’imaginant déjà au petit-déjeuner. Hum, une belle tartine de pain Poilâne avec du beurre et de la confiture de framboises. A la même époque, j’ai eu l’occasion de participer à une visite de la manufacture de Bièvres, là où sont fabriqués les pains Poilâne distribués en région parisienne et à l’étranger. Un bâtiment rond où chaque boulanger à son petit espace et son four à bois pour préparer les miches, en trois huit. Les fours étaient alimentés par une réserve centrale de bois. Une pièce gigantesque, impressionnante. C’était une visite mémorable. Lionel Poilâne en personne faisait le guide. Il est mort il y a quelques années dans un accident d’hélicoptère. C’est sa fille maintenant qui a repris l’entreprise. Hum, il y a tant dans le simple goût de levain d’une tranche de pain. Comments[0] |
Wed, 23 April 2008 Mon amie Michelle a acheté un ordinateur il y a quelques semaines. C’est son premier ordinateur et elle se débrouille comme une chef... Cependant, elle avait quelques questions surtout à propos du logiciel de traitement de texte. Celui-ci voulait absolument lui imposer une majuscule au début de chaque nouvelle phrase. Elle m’a appelée au téléphone ce matin pour savoir s’il y avait un moyen de le contrer. - Oui, je sais que c’est possible, mais je ne m’en souviens pas là. Est-ce que tu veux que je passe te voir tout à l’heure? - D’accord. Je t’attends. - Je viens dès que Felicia est réveillée. Vers 17 heures, mon bébé et moi sommes allées rendre visite à Michelle. J’ai déposé Felicia sur son tapis de jeu et je me suis installée à côté de Michelle. - Alors, est-ce que tu vas faire un miracle? - Je crois, oui! Tu vas dans le menu “outils”. Tu cliques sur “correction automatique”. Voilà, tu décoches la case “Majuscule en début de phrase”. - C’est tout? - Oui, c’est tout. - Tu sais depuis combien de temps je me bats avec ce truc? Depuis, Michelle m’a surnommée “la fée ordi”!. Comments[2] |
Tue, 22 April 2008 Vendredi soir, je suis allée au cinéma avec mes amies Michelle et Caroline. Nous nous sommes retrouvées en bas de chez moi par une pluie battante. Nous avons marché sous la pluie pendant tout le trajet jusqu’au cinéma, Caroline et moi sous mon parapluie, Michelle devant sous son propre parapluie. Cela faisait longtemps que nous n’étions pas sorties toutes les trois. Nous sommes arrivées complètement trempées au cinéma. On s’en souviendra longtemps. En plus, nous étions un peu en retard, tout le monde était déjà installé. C’était une soirée un peu particulière. Des critiques de cinéma avaient été invités pour débattre avec le public après la projection du film. Michelle s’est fait reprocher de parler trop fort par une dame devant elle. - Vous pourriez parler moins fort! ça nous a fait rire Caroline et moi comme des ados. On s’est bien moqué de Michelle... Puis le film a commencé. Il s’agissait de “Rendez-vous à Brick Lane”. Le film nous a beaucoup plu et nous a beaucoup émues. Il pleuvait toujours lorsque nous sommes sorties du cinéma, mais nous sommes rentrées doucement, échangeant nos impressions, encore sous le charme du film. Dans le film, il y avait justement une scène avec un arbre en fleurs d’où tombait une pluie de pétales roses. Exactement comme celui que je vois de ma fenêtre au moment où j’écris ces lignes... Comments[0] |
Thu, 17 April 2008 Aujourd’hui, j’avais rendez-vous avec la jeune femme japonaise qui a traduit un de mes livres en japonais. C’était la deuxième fois que nous nous rencontrions et j’étais très heureuse de la revoir. Noriko, c’est son nom, était de passage à Paris après un séjour en Bourgogne. Elle travaille dans une société d’importation de vins et se rend une à deux fois par an en France afin de rencontrer des vignerons. Elle m’a parlé de ses dégustations et pour moi qui suit à l’eau depuis trois ans, pour cause de grossesse et d’allaitement, l’écouter a fait souffrir d’envie mes papilles! Dans la conversation, je lui ai dit que j’avais récemment lu un manga intitulé en français “Le gourmet solitaire”. Dans ce livre, on suit les repas dans divers endroits (restaurants, bars, troquets, etc) d’un homme d’affaires japonais. Chaque repas est écrit et dessiné comme une petite nouvelle. Ce livre m’avait beaucoup plus. Noriko, elle m’a parlé d’un manga très célèbre au Japon dont le héros est sommelier. Le titre en français est “Les gouttes de Dieu”. Je crois que c’est à ce moment-là qu’elle m’a parlé de son apprentissage de la dégustation du vin et de la comparaison qu’avait fait son professeur entre le vin et les madeleines de Proust. - Mais vous savez que nous sommes à quelques pas seulement de l’immeuble où a habité Marcel Proust. Voulez-vous que nous y allions? C’est ainsi que nous nous sommes rendues Boulevard Haussmann. Noriko reviendra peut-être au mois de décembre. Nous nous sommes promis d’assister à une dégustation chez Augé. La célèbre cave où Marcel Proust allait acheter son vin. Comments[0] |





